2009-07-10
2009-02-02
Schadenfreude
Extraordinaire le nombre d'ami(e)s en France qui m'appellent et évoque, au détour d'une conversation, le supposé naufrage de la Grande Bretagne avec la crise financière (les banques au bord de la faillite et le pound qui dévisse grave).
Quelques années auparavant et jusqu'à récemment, les média français ( et continentaux ) avaient porter ce pays aux nues et le président de la France l'a même érigé en modèle en mars 2008. On parlait de Londres, de ses goldens boys, d'une prospérité extraordinaire, d'un esprit business hors du commun. Cette image d'Epinal colportée par les média, entretenue par les expatriés et soit-disant démontrée par les acquisitions immobilières des anglais sur tout le continent (en France et en Espagne notamment), a crée un mélange d'envie et de jalousie envers le Royaume-Uni.
Avec la crise, beaucoup se sont dit que c'était bien fait pour ces banksters anglo-saxons, véritables sangsues et fossoyeurs de la Terre. Des inconscients se sont mêmes félicités de la chute de la Banque d'investissements Lehman Brothers, de la débâcle de l'empire américain et ses satellites (UK, Islande, Irlande) et du chaos qui régne sur les marchés.
Ce sentiment qui consiste à rire ou se réjouir des malheurs d'autrui porte un nom spécifique: Schadenfreude. Des études (américaines, faut il le préciser) ont montré que ceux qui souffraient d'une très faible estime de soi et d'un manque de confiance, la ressentaient beaucoup plus que ceux qui avaient une plus grande estime de soi.
Ceux qui aujourd'hui sont au fond du trou ont été les grands vainqueurs de la période faste d'avant 2007 et seront à n'en pas douter les principaux bénéficiaires du prochain renouveau économique.
Parceque le chaos anglo-saxon, cet impression de désordre et de pagaille absolue que l'on observe dans leur économie et leur système financier cache tout simplement une très grande capacité à se réinventer. Quand le brouillard se dissipera, nous verrons des hommes et des femmes, flibustiers des temps modernes, fourbissant leurs armes pour repartir à l'assaut du monde.
Quelques années auparavant et jusqu'à récemment, les média français ( et continentaux ) avaient porter ce pays aux nues et le président de la France l'a même érigé en modèle en mars 2008. On parlait de Londres, de ses goldens boys, d'une prospérité extraordinaire, d'un esprit business hors du commun. Cette image d'Epinal colportée par les média, entretenue par les expatriés et soit-disant démontrée par les acquisitions immobilières des anglais sur tout le continent (en France et en Espagne notamment), a crée un mélange d'envie et de jalousie envers le Royaume-Uni.
Avec la crise, beaucoup se sont dit que c'était bien fait pour ces banksters anglo-saxons, véritables sangsues et fossoyeurs de la Terre. Des inconscients se sont mêmes félicités de la chute de la Banque d'investissements Lehman Brothers, de la débâcle de l'empire américain et ses satellites (UK, Islande, Irlande) et du chaos qui régne sur les marchés.
Ce sentiment qui consiste à rire ou se réjouir des malheurs d'autrui porte un nom spécifique: Schadenfreude. Des études (américaines, faut il le préciser) ont montré que ceux qui souffraient d'une très faible estime de soi et d'un manque de confiance, la ressentaient beaucoup plus que ceux qui avaient une plus grande estime de soi.
Ceux qui aujourd'hui sont au fond du trou ont été les grands vainqueurs de la période faste d'avant 2007 et seront à n'en pas douter les principaux bénéficiaires du prochain renouveau économique.
Parceque le chaos anglo-saxon, cet impression de désordre et de pagaille absolue que l'on observe dans leur économie et leur système financier cache tout simplement une très grande capacité à se réinventer. Quand le brouillard se dissipera, nous verrons des hommes et des femmes, flibustiers des temps modernes, fourbissant leurs armes pour repartir à l'assaut du monde.
2008-09-08
Nickel Chrome
Dans plusieurs de mes billets, je parlais de la fin inéluctable de l'êre du PC dans sa forme actuelle (un OS pilotant des applications clientes résidant sur un gros disque).
Google vient de sceller ce cercueil du DesktTop Computing par un gros clou du nom de CHROME. En utilisant machiavéliquement le concept Open Source, Google tue le business informatique sur le desktop et se place comme seul acteur sur la partie lucrative: l'infrastructure du nuage.
L'avènement des netbooks (avec l'eeepc comme porte-étendard) renforce cette tendance lourde et, à mon avis, irréversible d'une informatique complètement déportée.
Pour illutrer ce changement de paradigme, j'ai une demi douzaine de fenêtres ouvertes toutes sur le nuage Internet: 3 putty sur des serveurs distants (quelque part en Europe), 2 browsers (Mozilla et Chrome) pour effectuer des taches bureautiques avec Google Apps, lire les news, envoyer des mails (avec attachements sinon j'utilise mon blackberry) et un skype pour chatter et converser avec des clients ou amis.
Ah, j'oubliais, je suis sous Windows Vista mais cela n'a aucune importance!
La BD explicative de Chrome (en anglais)
Page de Download du navigateur Chrome
Google vient de sceller ce cercueil du DesktTop Computing par un gros clou du nom de CHROME. En utilisant machiavéliquement le concept Open Source, Google tue le business informatique sur le desktop et se place comme seul acteur sur la partie lucrative: l'infrastructure du nuage.
L'avènement des netbooks (avec l'eeepc comme porte-étendard) renforce cette tendance lourde et, à mon avis, irréversible d'une informatique complètement déportée.
Pour illutrer ce changement de paradigme, j'ai une demi douzaine de fenêtres ouvertes toutes sur le nuage Internet: 3 putty sur des serveurs distants (quelque part en Europe), 2 browsers (Mozilla et Chrome) pour effectuer des taches bureautiques avec Google Apps, lire les news, envoyer des mails (avec attachements sinon j'utilise mon blackberry) et un skype pour chatter et converser avec des clients ou amis.
Ah, j'oubliais, je suis sous Windows Vista mais cela n'a aucune importance!
La BD explicative de Chrome (en anglais)
Page de Download du navigateur Chrome
2008-02-02
Vie et Mort des empires
44 milliards de dollars pour essayer dans un dernier soubresaut de mettre le pied dans le fameux nuage Internet (The Cloud).
Microsoft vient d'annoncer son offre pour reprendre yahoo au prix tellement fort qu'il montre à quel point le géant de l'informatique est devenu un nain.
Pas trop crédible de taxer Microsoft de nain lorsque cette entreprise va réaliser en 2008 un chiffre d'affaires de 60 Milliards de dollars et occupe 90% des parts de marché des systèmes d'exploitation sur le Desktop.
Et pourtant, ceux qui lisent dans le marc de cybercafé vous parleront de la tendance lourde et irréversible du TOUT INTERNET. Et dans ce nouveau monde, Il suffit d'un navigateur (browser) pour accéder à son environnement de productivité, communiquer et faire ses achats dans son supermarché virtuel préféré.
Mais que gagne yahoo dans cette histoire ? Rien ou Presque! Microsoft ne lui apportera ni une meilleure technologie de recherche, ni une meilleure expérience d'Internet ni de meilleurs développeurs pour sa R&D et clairement pas de meilleur système pour la publicité en ligne, théâtre de tous les combats et dominée de long en large par Google.
Microsoft, dans sa chute inexorable, emportera yahoo si le deal se fait et Google deviendra hégémonique jusqu'à ce qu'un prétendant venu de nulle part (l'histoire se répète toujours) lui fera mordre la poussière à son tour.
Tel est l'implacable et tragique destin des empires!
Microsoft vient d'annoncer son offre pour reprendre yahoo au prix tellement fort qu'il montre à quel point le géant de l'informatique est devenu un nain.
Pas trop crédible de taxer Microsoft de nain lorsque cette entreprise va réaliser en 2008 un chiffre d'affaires de 60 Milliards de dollars et occupe 90% des parts de marché des systèmes d'exploitation sur le Desktop.
Et pourtant, ceux qui lisent dans le marc de cybercafé vous parleront de la tendance lourde et irréversible du TOUT INTERNET. Et dans ce nouveau monde, Il suffit d'un navigateur (browser) pour accéder à son environnement de productivité, communiquer et faire ses achats dans son supermarché virtuel préféré.
Mais que gagne yahoo dans cette histoire ? Rien ou Presque! Microsoft ne lui apportera ni une meilleure technologie de recherche, ni une meilleure expérience d'Internet ni de meilleurs développeurs pour sa R&D et clairement pas de meilleur système pour la publicité en ligne, théâtre de tous les combats et dominée de long en large par Google.
Microsoft, dans sa chute inexorable, emportera yahoo si le deal se fait et Google deviendra hégémonique jusqu'à ce qu'un prétendant venu de nulle part (l'histoire se répète toujours) lui fera mordre la poussière à son tour.
Tel est l'implacable et tragique destin des empires!
2007-10-29
OLPC, ClassMate à l'assaut des pays émergents
Deux initiatives de PC à moins de US $100 se livrent une concurrence farouche pour occuper la place de cartable du futur élève des pays émergents.
OLPC (One Laptop Per Child), fondée par Nicholas NegroPonte (MIT Media Lab), est une association à but non lucratif qui propose d'équiper ces élèves en ordinateurs portables adhoc (dénommé XO Laptop) pour leur apprendre à apprendre ("learning learning").
ClassMate PC est une autre initiative visant la même catégorie de population (élèves des pays émergents) et sponsorisée par Intel. Classmate offre carrément une plateforme pour développer et accueillir du contenu éducatif. Le Nigéria bénéficie déjà de ce programme.
Mon point de vue est que nous assistons aux prémices de la grande bataille que vont se livrer les sociétés technologiques et les télécoms pour les juteux marchés des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et surtout du continent africain qui est devenu leur nouvel eldorado (600 % de croissance pour le marché du mobile en 2006 et un taux de pénétration de Internet à moins de 1%).
Sites externes:
Site de OLPC
Intel Classmate PC
OLPC (One Laptop Per Child), fondée par Nicholas NegroPonte (MIT Media Lab), est une association à but non lucratif qui propose d'équiper ces élèves en ordinateurs portables adhoc (dénommé XO Laptop) pour leur apprendre à apprendre ("learning learning").
ClassMate PC est une autre initiative visant la même catégorie de population (élèves des pays émergents) et sponsorisée par Intel. Classmate offre carrément une plateforme pour développer et accueillir du contenu éducatif. Le Nigéria bénéficie déjà de ce programme.
Mon point de vue est que nous assistons aux prémices de la grande bataille que vont se livrer les sociétés technologiques et les télécoms pour les juteux marchés des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et surtout du continent africain qui est devenu leur nouvel eldorado (600 % de croissance pour le marché du mobile en 2006 et un taux de pénétration de Internet à moins de 1%).
Sites externes:
Site de OLPC
Intel Classmate PC
2007-06-04
The Cloud ou la fin du PC (Poste Client )
Deux ennemis que l'on supposait inconciliables, assis l'un à coté de l'autre et se congratulant a tout bout de champ sur leur passé glorieux. C'est un spectacle rare mais très symbolique de l'instant que nous vivons: la fin du desktop et l'avènement du "post-PC".
Steve Jobs et Bill Gates comme deux fauves blessés, sentant la mort frapper à la porte s'allient pour contrer, dans un dernier soubresaut, la vague déferlante de l'Internet et des applications déportées, accessibles via un simple navigateur.
Google Docs, Adobe Flash, SAAS(Software As A Service) et d'autres sont entrain de déporter toutes les fonctions du client lourd vers le nuage Internet(surnommé The Cloud).
Sur les applications d'entreprises, les ERPS, CRMS se sont webifiées et offrent des accès par défaut via le navigateur.
Premier effet collatéral de cette disruption majeure, l'annonce de Dell d'offrir à ses clients des PCs sous Linux (Ubuntu). Oui, s'il faut juste un navigateur pour accéder à tous les outils de productivité ou de loisirs d'un utilisateur lambda (Outils bureautiques, Multimédia sons et vidéos), aucun doute que la paire Linux/Firefox est tout simplement imbattable.
Dans les années qui viennent, la richesse se créera autour des contenus. L'infrastructure d'un bout à l'autre du nuage, tournera sous Linux et s'apparentera au réseau actuel de transport de l'électricité: indispensable, incontournable mais avec peu de valeur ajoutée.
Steve Jobs et Bill Gates comme deux fauves blessés, sentant la mort frapper à la porte s'allient pour contrer, dans un dernier soubresaut, la vague déferlante de l'Internet et des applications déportées, accessibles via un simple navigateur.
Google Docs, Adobe Flash, SAAS(Software As A Service) et d'autres sont entrain de déporter toutes les fonctions du client lourd vers le nuage Internet(surnommé The Cloud).
Sur les applications d'entreprises, les ERPS, CRMS se sont webifiées et offrent des accès par défaut via le navigateur.
Premier effet collatéral de cette disruption majeure, l'annonce de Dell d'offrir à ses clients des PCs sous Linux (Ubuntu). Oui, s'il faut juste un navigateur pour accéder à tous les outils de productivité ou de loisirs d'un utilisateur lambda (Outils bureautiques, Multimédia sons et vidéos), aucun doute que la paire Linux/Firefox est tout simplement imbattable.
Dans les années qui viennent, la richesse se créera autour des contenus. L'infrastructure d'un bout à l'autre du nuage, tournera sous Linux et s'apparentera au réseau actuel de transport de l'électricité: indispensable, incontournable mais avec peu de valeur ajoutée.
2007-02-12
L'intelligence des foules

« La foule est la bête élémentaire, dont l'instinct est partout, la pensée nulle part. », André Suares, l'auteur de cette citation doit se retourner dans sa tombe à l'heure de l'Open Source, Wikipedia, Yahoo Answers, les forums, les wikis et les blogs.
La sagesse et l'intelligence des foules ont trouve en l'Internet le médium idéal pour prendre leur revanche sur l'histoire. Pourtant des jeux télévisés comme « Qui veut devenir millionnaire ? » ont donne un aperçu de l'incroyable intelligence collective qui découlait de la somme des connaissances d'un groupe d'individus.
Dans ce jeu, le joueur dispose, lorsqu'il n'a pas la réponse à une question, de 3 jokers:
Téléphoner à la personne la plus intelligente de son entourage
Demander à l'ordinateur d'éliminer deux mauvaises réponses (sur quatre)
Prendre connaissance des statistiques sur les réponses du public
Dans 91% des cas en moyenne, les réponses de la foule(le public) sont justes contre 65% pour les réponses émanant de la personne « la plus intelligente » de l'entourage du participant.
De ce constat sans appel, on mesure très vite l'extraordinaire intelligence détenue par les foules qui ne demandait que le médium adéquat pour apparaitre au grand jour.
Aujourd'hui, l'innovation est stimulée pour ne pas dire dirigée par cette intelligence collective et des technologies disruptives comme les logiciels Open Source, le web 2.0, les wikis, etc... sont les purs produits de la sagesse des foules.
Avec la démocratisation de Internet, le coût de la participation des foules va chuter de manière drastique et accélérer ainsi la croissance du cerveau mondial.
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